"Dakar, je t'aime ! Dakar, je te hais !"

suivi de "Gorée Carte Postale"

Editions Unicité.

 

 

 

"Entrebâiller une porte.
Ecouter à travers les murs.
Regarder par un trou de serrure.
Cela m’a suffit pour que la fascination s’installe, avec ce je ne sais quoi « d’être déjà venue », « d’avoir déjà vu ».
Mes maladresses sont les fruits de ma colère et de ma peine,
mes larmes et certains de mes regrets ;
elles sont, mon impatience, mon incompréhension,
la distance qui nous sépare,
l’appel, qui m’obsède."
( ©marianne - extrait).

 

Prochaines rencontres :

 

Marché de la Poésie - Place Saint Sulpice Paris

Je serai sur le stand des Edtions Unicite (706) la matinée du 10 juin 2017 !

 

 

 

On en parle  :

 

Emission littéraire sur 2stv, télévision sénégalaise proposée par Sada Kane "Impression" diffusée le 6 mars 2017.

 

http://lesoupiraildesecrivains.blogspot.fr/2017/01/dakar-je-taime-dakar-je-te-hais.html

 

 https://www.afrolivresque.com/esclave-poeme-de-marianne/

 

 Extrait de la Préface d'Ibou Fall, Journaliste, Fondateur et directeur de publication du journal "le P'tit railleur sénégalais" :

 

"Pour dire les choses simplement, ce recueil est surtout l’amer aveu d’une inquiétante passion de Marianne pour Dakar.

Chaque poème est une douloureuse pelure de ces profondes écorchures qui exhalent des désirs fusionnels inassouvis.

Le dépit amoureux est manifeste, entre cette artiste torturée touche à tout, et cette fantasque  ville gorgée d’impudeurs truculentes.

Une idylle mal vécue qui donne une litanie de serments d’amour arrachés à ses amertumes, ses impuissances. .../... "

 

 

Vous pouvez commander le livre directement auprès de moi je me ferai un plaisir de vous dédicacer votre exemplaire .... Sinon, vous pouvez le commander dans votre librairie habituelle, sur Amazone, fnac.com ou encore directement sur le site des Editions Unicité  .

 

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quelques extraits :

 

 

Esclave ...

 

Tes ailes ensanglantées gisent sur l'asphalte,

écrasées,
sous les roues prétentieuses de l'indifférence; 
cohue aveugle que nous sommes.
Ton silence hurlant n'atteindra pas les cieux,
car le dieu dont ils parlent, et qu'ils te promettent,
est assis tout près d'eux, aux portes de l'enfer.
Ils ont violé ton corps et déchiré ton âme, écorché vif,
au nom d'un Coran, 
d'un marabout de pacotille,
d'un père d'une mère,
d'un pervers ou d'un oncle.
Traîne ta peine dans la poussière brûlante !
Il ne te reste plus que ce regard suintant,
assaillit par les mouches,
comme sur la charogne que le vautour convoite.
Jour après jour, tu te donnes à l'obscène pitié,
alors ils s'engraissent,
ils te volent ta chair dévorant ta douleur,
suçant tes os jusqu'au dernier,
à s'en lécher les doigts,
sur lesquels dégoulinent,
les larmes épaisses et glauques 
de ton âme souillée.
 
Tes ailes gisent sur l'asphalte,
pendant combien de temps vont-elles saigner, sous nos pas ?
 
extrait de "Dakar je t'aime...Dakar je te hais" texte publié dans le n°6 du P'tit railleur sénégalais.
 
nb : Ce texte est un hommage aux Talibés, de petits garçons, parfois d'à peine 4/5 ans, mendiants, au Sénégal...Ce mot de "Talibé" n'est pas ou plus approprié car le véritable Talibé est un élève, un disciple, absolument pas mal traité, et je trouve sincèrement qu'il est trop facile parfois de se cacher derrière la tradition, pour peut-être ne pas voir les choses en face, cette hyper-maltraitance mafieuse et perverse n'a strictement rien à voir avec la religion.
Ces enfants, sont, purement et simplement, des esclaves.
Gorée, Carte Postale

L'île de Gorée au Sénégal, est un monument.
Controversé, ce lieu reste LE symbole de la déportation de plusieurs millions d'êtres humains vers l'occident et les Amériques, du temps de l'esclavage.

Cette île était le repère de marchands d'esclaves, et ces derniers étaient regroupés dans une "maison" avant d'être embarqués vers des terres inconnues arrachés de la leur, appelée aujourd'hui "La Maison des Esclaves".
Dans cette maison, il y a une Porte qui donne directement sur l'océan, probablement celle qui permettait de rejoindre les négriers toutes voiles dehors, prêts à partir.