"C'est parce que la pertinence de l'imaginaire
réside dans l'impertinence de la réalité
que la fiction d'existe pas."

 

"Anoblir l'écriture, 

c'est la dénigrer,

la scléroser, 

à l'heure où les mots n'ont que nos esprits pour être libres.

Alors pardonne moi, 

mais c'est parce que nous mettons des valeurs à certaines choses,

que beaucoup n'en ont pas.

 

La pertinence du nihilisme 

n'est pas dans le dénigrement de ce qui te nourrit,

elle se trouve dans l'impertinence des soi disant valeurs que tu t'appropries, 

dans ce décor au creux duquel tu te réfugies, 

que tu admires,

ignorant, (ou niant ?) la fragilité de l'instant pendant lequel, 

l'être qui les a créées a réfléchi,

ou non,

sur les multiples possibilités de se tromper,

de la même manière que je le fais maintenant; simplement.

 

La jouissance de l'esprit, est dans ce risque là.

 

Il faut parfois admettre, 

que sans les portes ouvertes, il n'y aurait pas de courant d'air...

et donc, encore moins de liberté...

 

A partir du moment où l'on prend en considération que le fait d'exister, 

est important,

il faut prendre garde à ces banalités bien souvent dénigrées;

que deviendrait.... l'important, si elles n'existaient pas ?

et comment feraient-elles pour êtres aussi présentes,

si elles n'étaient pas elles-mêmes,

gorgées d'essentiel.  

 

Rien n'est ici pour aucune raison.

Voilà."

 

"La pertinence d'une "bouteille à la mer"
réside
dans l'inaptitude à gérer l'orientation du vent.

Celle du naufragé
est dans l'inaptitude à gérer le nombre et les conséquences des escales.

Le contenu reste innocent.
Le contenant imperméable.

Ne jamais rien attendre, mais rester aux aguets."

 

"On devrait toujours vérifier la date de péremption de nos rêves;
la pertinence des indigestions est dans l'incapacité à rendre l'espoir."

 

"Pluie tu me plaie,
tous mes déserts en sont témoins;
mes craquelures s'empiffrent de tes orages amères
mes craquelures se gavent de tout ce que je taire.

Pluie tant que tu veux,
je ne suis que nuée.

ainsi soit-il."

 

"Ouvrir les fenêtres est impossible.
Le ciel est tombé devant;
il a rempli le vide,
jusqu'à la lie du sommet de mon toit.
Maintenant le vide est plein de rien,
il va falloir déblayer.

Quand l'écriture est une prison,
l'absurdité se trouve dans l'absence d'ancre,
et dans le libre épanchement des mots;
ils divaguent et virevoltent,
se vautrent dans les inspirations,
comme des oiseaux, 
contre le tronc des arbres,
sur les vitres des fenêtres,
aveuglés par le soleil,
ou perdus dans le noir,
comme des enfants pressés,
heurtant la vitrine aguicheuse
qui n'a rien à offrir, seulement le désir;

la souffrance est dans le vouloir."

 

"C'est l'irrégularité des tranches de pommes ainsi que leur alignement (irrégulier ça va de soit) qui fait la douceur de la tarte.
L'impertinence de la rigueur est dans la capacité à faire en sorte que les pommes ne soient pas toutes de la même taille."

 

" Pourtant, l'esprit nous sied mieux que la chair.

Il est plus confortable,
pour beaucoup d'entre nous,
de s'offrir aux multiples méandres "aphrodisiesques"
des possessions incertaines,
que de pénétrer par les portes de la réflexion
et de s'y engouffrer,
puisque les risques de s'y perdre sont démultipliés,
à l'infini,
et que nous ne connaîtrons jamais
l'étendue des possibles solutions,
des possibles matérialisations,
des possibles voyages
que nous offrent nos divagations,
inspirations dévouées
à toutes les respirations croisées.

La jouissance de l'esprit nous mène bien plus haut
que certains écoulements nonchalants,
qu'une simple offrande d'un calice à l'autre.

Le corps ne se donne pas,
il doit s'appartenir;
il mérite bien plus que la mécanique des instincts;

il doit s'appartenir
pour avoir la jouissance de se prêter
aux divagations passagères,
d'un esprit pour un autre,
sans laisser trop de place à cette mécanique
engluée dans les veines de ce que l'on a inculqué à nos gênes,
quant à la soumission,
à l'appartenance
à l'abnégation,

amputation à notre intelligence."

 

 

à suivre ......